Le 5 juin, les électrices et électeurs de la Ville de Genève voteront sur des coupes budgétaires touchant la culture et le social. Ces restrictions réduiront le montant des subventions accordées par la commune, ainsi que celui des divers outils de soutien aux associations.

Estimant que le débat politique stérile régnant au Conseil municipal ne permettait pas de mettre en évidence les conséquences de ces coupes sur les jeunes, l’Association des Jeunes Engagés, le Parlement des Jeunes Genevois, l’Association des étudiants de la HETS et le Groupe de liaison des activités de jeunesse se sont unis au sein d’un comité de campagne, séparé des partis politiques.

L’objectif de cette alliance est de défendre les conditions d’existence des activités de jeunesse, en particulier l’engagement associatif et la vie culturelle de jeunes. Les deux coupes sur lesquelles nous voterons touchent à ces domaines, d’une façon qui est jugée excessive et injustifiée.

Excessive, car le secteur subventionné est de toute évidence celui qui produit l’essentiel des activités prisées des jeunes. Couper dans les subventions qui permettent aux jeunes de mener une vie citoyenne et culturelle accessible et diversifiée, c’est donner un très mauvais signal, c’est freiner le développement des jeunes.

Injustifiée, car la situation financière difficile servant de fondement aux coupes relève du prétexte. En effet, la réponse d’une majorité du Conseil municipal de la Ville de Genève à ce danger planant sur les finances communales se traduit dans des coupes d’un montant près de 6 fois inférieur aux bénéfices prévus tant dans les comptes 2015 que le budget 2016.

Quelle place voulons-nous accorder aux jeunes en ville de Genève ? La vision d’une société ouverte aux générations futures n’est pas un acquis immuable. Il arrive, comme c’est le cas ici, que cette vision soit ternie par l’intervention de déplorables mécanismes politiciens. C’est pourquoi les jeunes s’organisent pour exprimer un rejet sans équivoque de ces coupes.